JULIEN LAURENCE

L'invité surprise

Julien Laurence n'aura pas fait que passer le temps d'une saison ou deux. Il semble avoir pris ses quartiers, ses aises et ses habitudes pour longtemps dans la galaxie Morisod. Alain et Julien se sont rencontrés en 2004. Cette année-là, le jeune chanteur est un des héros de "Nouvelle Star" sur M6. Le grand public le découvre et Alain, lui, l'invite aux "Coups de Coeur". Une amitié se noue, à partir de là, et une invitation suit: Julien participe en 2006 à sa première tournée avec Sweet People.

Les spectateurs et, davantage encore, les spectatrices sont aux anges. Morisod est son petit monde aussi: Julien Laurence, par son charme et par son charisme, fait souffler un vent nouveau dans les rangs. De surcroît, son timbre extraordinaire offre au groupe de nouvelles possibilités vocales quasi inépuisables. Et puis, au milieu de ces complices, pour la plupart genevois, le chanteur auteur-compositeur franco-suisse n'est pas perdu. Lui-même est né en 1973 à Genève, ville dont il a fait sa base arrière.

Il en faudrait beaucoup, cela dit, pour que Julien se sente perdu. Sa passion l'a conduit dans sa vie à La Nouvelle-Orléans sur les traces du rythm and blues, en Andalousie aux sources du flamenco, à Dakar sur les pistes des rythmes afro et à Prague sur les traces de la musique tzigane.

Après "Nouvelle Star", Phil Collins lui a confié les chansons de la version française de "Tarzan 2" puis a produit son premier single. Dans la foulée, Julien a composé son premier album solo et est devenu l'invité régulier de Sweet People. De 2006 à 2016, il a accompagné le groupe lors de dix tournées franco-suisses et quatre tournées au Canada. "Une dizaine d'années vient de passer et je suis toujours l'invité surprise", sourit cet artiste attachant.

La surprise Julien ne surprend peut-être plus grand monde mais, si on ose dire, rien d'étonnant: on s'habitue vite à l'excellence. Il faut d'ailleurs écouter ce beau gosse interpréter avec une élégance suprême des tubes canons, comme "Hotel California" ou ceux de Queen: la vérité ne trouverait alors pas meilleur ambassadeur que Son Excellence...